Depuis quelques années, un sport national concurrence sérieusement le football : taper sur l’Église. Discipline simple, peu coûteuse, accessible même sans certificat médical. Il suffit d’un micro, d’une connexion internet et d’une indignation bien coiffée : « L’Église appauvrit l’Afrique ! », « Les pasteurs volent plus vite que le wifi !», « La prière remplace les routes ! », etc.
Formidable théorie. On se demande même comment nos ancêtres ont réussi à être pauvres avant l’arrivée des missionnaires. Sans doute priaient-ils déjà trop en cachette.
Pourtant, quand le FMI débloque des milliards et que l’argent disparaît plus vite qu’un plat de riz lors d’un mariage, bizarrement personne ne crie : « C’est la faute de l’Évangile selon Saint-Budget ! » Quand un ministre construit une villa avec vue sur l’océan alors qu’il n’a que le salaire d’un catéchiste débutant, on ne parle pas de
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