Souvent, en tant que chrétiens, nous savons crier dans la peur, pleurer dans la douleur. Ça, nous savons faire. Mais nous ne savons pas crier de joie. Comme dans cette histoire que je raconte souvent.
Un homme travaillait dans une usine. Il pleuvait, il y avait beaucoup de bruit à cause des machines. Il devait réparer quelque chose sur le toit. Alors il monte avec l’aide d’une échelle. Pendant qu’il est en train de réparer, quelqu’un d’autre vient prendre l’échelle pour l’utiliser ailleurs, toujours dans la même usine.
Résultat : il se retrouve coincé là-haut, sans moyen de redescendre.
Il commence alors à crier : « Venez m’aider ! Remettez l’échelle ! » Mais avec tout le bruit autour, personne ne l’entend. Il est toujours là-haut. Il a une pince dans la main. Alors, que fait-il ? Après avoir crié sans succès, il décide de prendre un billet de 50 $ qu’il avait dans sa poche, et le jette.
Son collègue qui est en bas voit le billet, regarde à gauche, regarde à droite, ne voit personne, prend le billet et le met dans sa poche. Il continue son travail sans lever les yeux pour savoir d’où venait le billet.
L’homme se dit : « Je vais doubler la mise, comme ça il va lever les yeux. » Il jette maintenant un billet de 100 $. Le collègue le voit, regarde à gauche, à droite, ne voit personne, le ramasse et le met dans sa poche. Toujours sans regarder en haut.
Fatigué, l’homme sur le toit sort les grands moyens. Il prend sa pince et la jette. La pince tombe sur la tête de l’homme en bas. Celui-ci s’écrie : « Qui a fait ça ? » Il lève alors les yeux. C’est là que l’homme lui dit : « Remets l’échelle, que je puisse descendre ! »
Pourquoi cette histoire ? Pour dire que nous, les hommes, nous sommes ainsi : quand Dieu fait descendre des bénédictions, nous ne levons pas les yeux vers Lui. Nous regardons à gauche, à droite, et nous mettons les bénédictions dans notre poche. Nous ne levons les yeux vers le ciel que lorsqu’un malheur nous frappe. Quand nous recevons un coup sur la tête ou sur le pied, là, nous demandons : « Qui a fait ça ? »
Mais quand Dieu bénit, on oublie de regarder en haut.
Et entre nous… moi aussi, il m’arrive de ramasser le billet sans regarder en haut. On progresse tous ensemble ! Tu n’es pas seul dans l’affaire.
